10 décembre 2025 | Inès Lordonnois

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Samedi 6 décembre 2025 : Insomnie. Je me retourne de chaque côté de mon lit, mais rien n’y fait : cette nuit va être longue. 3 heures du matin, un bruit assourdissant attire mon attention. C’est un hélicoptère. Un hélicoptère pas comme les autres, pas de ceux qui passent au-dessus de chez vous avant de s’en aller rapidement. Cet hélicoptère est resté une heure au-dessus de chez moi. Il tournait en rond.

Mes deux colocataires, Zoé et Pauline, avaient malheureusement déjà rejoint les bras de morphée. Je n’ai donc pas pu leur partager mon inquiétude. Cet hélicoptère volait si bas que les murs de ma chambre en tremblaient. Mon sommeil étant dorénavant perturbé, je me mis à rechercher la provenance de cet engin mystérieux, mais surtout inquiétant. J’ai finalement trouvé un site de confiance (AirNav Radar) qui m’a permis de retrouver cet hélicoptère. Bingo. Juste au-dessus de Bloomsbury, un hélicoptère (le seul au-dessus de Londres). J’ai suivi sa trajectoire pendant plusieurs dizaines de minutes, avant de renoncer à la folie.

Je me suis enfin endormie.

Trajectoire du premier hélicoptère mystérieux repéré sur AirNav Radar – Nuit 1

Le lendemain, j’en parle à Zoé et Pauline. Encore un soupir, un manque de foi. Le genre de soupir des premiers tués dans un film d’horreur. Ceux qui ont préféré ne pas écouter le visionnaire. Je repense à ma nuit passée : était-ce un rêve ? Bien plus proche du cauchemar.

Le lendemain soir, toujours du mal à m’endormir. Vers 3 heures du matin, je me rends dans ma salle de bains. Zoé me parle à travers la porte. Elle me dit alors : « Inès, je l’ai entendu. L’hélicoptère. » Non, ce n’était pas une anomalie d’une nuit. Il a ressurgi.

Je m’empresse de la rejoindre et nous nous précipitons toutes les deux vers la fenêtre de la cuisine. Nous l’entendons. Nous le voyons. Ce même bruit assourdissant, ce même monstre veillant dans le ciel de Londres. Mais cette fois-ci, je ne suis plus seule.

Ce soir-là, Zoé fut mon premier témoin. Ayant le privilège d’avoir un abonnement ChatGPT 5, cette dernière s’en est tout de suite remise à son acolyte artificiel. Voici une capture d’écran de leur échange :

Capture d’écran de la demande de Zoé à ChatGPT 5 – Nuit 2

« Ce n’est pas forcément inquiétant. » Mais si Chat, ça l’est.

Je ne laisserais jamais une intelligence artificielle qui nuit tant à l’humanité me rassurer. J’irai même encore plus loin : le simple fait que Chat essaye de nous détourner de nos questionnements souligne bien qu’il y a anguille sous roche. Et je vous le promets, nous allons la retrouver, cette anguille.

Lundi 8 décembre: Je « travaille » au Student Centre avec mes amis et leur raconte les péripéties de la nuit passée. Cette fois je ne suis plus seule lorsqu’on m’accuse de complotisme. J’ai Zoé pour m’épauler.

Ces rires moqueurs cessent pourtant dès l’écoute d’un nouveau témoignage. Celui de Salomé, une amie qui habite à Camden. Celle-ci a aussi vu son sommeil perturbé par l’hélicoptère la nuit dernière. Chers lecteurs, ce fut mon moment de réalisation. Cet hélicoptère mystérieux n’était pas un fait isolé. C’est une expérience partagée. Et c’est à cet instant précis que ma mission est née, alors même que l’on me riait au nez.

Le soir même, je me suis rendue au verre organisé par la Francophone Society à The Square Pig. Il y avait foule. J’ai partagé mon angoisse concernant les hélicoptères mystérieux avec plusieurs personnes de confiance. Des regards inquiets se sont échangés (malheureusement pas au sujet des hélicoptères). J’échange notamment avec Damien, co-président de The Frog. Ce dernier, quelque peu méfiant, me redirige vers le reste de l’équipe éditoriale. Cette fois, ma voix est enfin écoutée. Certains considéreront sûrement dangereux de donner une plateforme aux subversifs, aux précurseurs… Mais détrompez-vous.

Ce lundi 8 décembre, Lou, Elena et Damien ont fait le meilleur choix journalistique : celui de me laisser informer. Alors que nous évoquions déjà un nom potentiel pour ma série d’articles (celui-ci n’est que le premier), l’idée me vint de lancer un appel à témoins. Et là, alors que plusieurs sceptiques étaient encore parmi nous, (anonyme) changea la donne. Elle, qui n’était pourtant pas encore au courant de mon enquête, qui ne prenait même pas part à nos vifs échanges, vint nous rapporter qu’elle avait entendu un hélicoptère très bruyant la nuit passée. Nous nous sommes tous regardés. Le temps venait de s’arrêter. Les derniers prisonniers de la fameuse caverne de Platon furent enfin libérés du monde sensible. Ces derniers ont enfin vu la vérité. Il arrive bien trop souvent que le philosophe éclairé mette du temps à être entendu. Encore plus à être cru.

Allégorie de la Caverne de Platon – Mon devoir philosophique de vous éclairer.

Cet article n’est pas une fiction. C’est une réalité bien inquiétante.

Voici pourquoi je lance un appel à témoins. Rejoignez-nous dans notre enquête qui se poursuivra pendant le reste de l’année, ou bien plus longtemps encore. Dès que vous entendrez ou verrez un hélicoptère (notamment de nuit, aux alentours de 3 heures du matin), parlez, partagez. Vos témoignages nous sont nécessaires pour trouver le fin mot de cette histoire.

C’est pour cette raison que j’ai créé un groupe WhatsApp dédié à la conduite de cette enquête. Si vous avez un témoignage à nous partager, des théories, des images ou bien seulement si vous êtes curieux de nos avancées, rejoignez-nous en cliquant sur le lien suivant :
https://chat.whatsapp.com/I02EDNYYhPj0buP5qmidSl .

Ce n’est que le début.

Dans mon prochain article, nous explorerons diverses hypothèses proposées par nos lecteurs et témoins. Ensemble, nous dévoilerons le secret de l’hélicoptère.

Aujourd’hui, chers francophones de UCL, je suis votre lanceuse d’alerte.
Please look up.