25 Janvier 2026| Shahinez Ben Lazrag

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Avez-vous déjà reçu plusieurs demandes d’abonnement Instagram de la part de promoteurs “david@mayfair” ou “mayfair-promotions” ? La plupart des étudiants pourront se reconnaître dans ce “rite de passage” presque inévitable.

Deux écoles majeures dans la nightlife londonienne s’imposent: d’une part les clubs de Mayfair, avec une clientèle plutôt haut de gamme, souvent fréquentés par les étudiants internationaux, connus pour leur dress code strict et une entrée sélective. D’autre part, les clubs plus abordables mais qui néanmoins restent très populaires auprès des étudiants, et qui incarnent une image davantage démocratisée des lieux de fêtes. Dequel camp êtes-vous ? Guest List, Table et Champagne incarnent l’éventail des clubs de Mayfair. Quels sont les plus populaires auprès des Français ? De Maddox, repère incontournable des étudiants internationaux le jeudi soir, à Selene célèbre pour ses invités VIP comme Central Cee ou Chris Brown, sans oublier Cuckoo, la capitale anglaise ne manque pas d’adresses pour les fêtards. Ces boîtes ont pour point commun de dresser le portrait d’une jeunesse internationale et surtout aisée, qui profite des soirées aux airs orientaux pour se connecter.

Les modalités d’entrée de ces dernières renferment un mode opératoire unique en son genre : les promoteurs. Engagés par les clubs, ils ont pour rôle d’attirer des jeunes femmes. Ils promettent une table VIP ainsi que de l’alcool gratuit, très alléchant pour les porte-monnaie étudiants. Cependant pourquoi les clubs cherchent-ils autant à afficher une clientèle féminine ? C’est surtout pour une histoire d’image, de paraître. Ces institutions de la nuit tiennent à prouver qu’elles attirent une jeunesse privilégiée, et convoitée. En revanche, ce système demeure controversé, et relève de réelles questions éthiques sur le statut et la sexualisation de la femme. En effet, inviter des femmes à passer une soirée avec dress code imposé -“high heels”- met en lumière une certaine superficialité, poussant les jeunes filles à se conformer à un standard bien défini, pour plaire à une clientèle masculine.

L’ambiance sélect des boîtes de Mayfair n’est pas à votre goût ? L’atmosphère plus populaire des clubs étudiants est peut être la solution pour vous. En réalité, un vrai fossé se creuse entre les deux “types” de boîtes, fréquentés par des profils d’étudiants différents. A Scala ou Fabric, on troque les talons hauts et les bouteilles de Belvédère pour une paire de baskets et de l’alcool bon marché. Les boîtes comme Studio 338 ou Xoyo popularisées lors de la Freshers week et de ses fameux wristbands,illustrent une autre facette de la nightlife londonienne, notamment avec une ambiance plus décontractéé. Ces soirées mettent en exergue une image davantage démocratisée de la “nightlife” étudiante, mais moins populaire auprès de nos étudiants français.

Il est fondamental de noter que sortir en boîte n’est pas le seul moyen de s’amuser, et que la plupart d’entre vous restent des grands adeptes des pubs, et des soirées organisées par la Franco. Maddox ou Scala ne sont pas les seuls endroits pour profiter de sa vie étudiante à Londres: The Court ou Wetherspoons demeurent des bonnes alternatives pour boire un verre. De quel camp êtes-vous ?