16 Février 2026 | Anonyme

La Reading Week. Je n’ai jamais vraiment compris cette appellation, car la semaine que nous offre UCL
est faite pour tout, sauf pour faire des readings. Ne nous le cachons pas : si t’as eu la flemme de faire tes
readings en week 1, 2, 3, 4 ou 5, je serais étonné que ce travail de rattrapage soit miraculeusement
accompli en une semaine. (Quoique… la week 6, c’est peut-être la bonne ?)
Alors bon. Fichu pour fichu, chers Français et francophones, partons le jeudi aprem au ski et laissons la
fatigue londonienne moisir dans nos apparts aux chambres de 10 m² (pour un loyer à 3k par mois,
évidemment).
Le ski, c’est religieux. Surtout pour Gasp, notre jeune fraîcheur parisienne préférée. Pour lui, partir
seulement une semaine, c’est vraiment un truc de provincial. Gasp, lui, ne respecte pas les limites
arbitraires de la Reading Week. Il préfère s’offrir deux semaines complètes dans le chalet familial à Val
d’Isère.
Mais Gasp n’est pas le seul à partir pour le ski. Et chacun le sait : la question « Tu skies où, toi ? »
est un marqueur social déterminant. Tout est une question de destination, de durée et, bien sûr, de budget
parental.
Alors, chers lecteurs et chères lectrices, face à la montagne et aux regards, une seule question subsiste:
quel type de skieur êtes-vous ?
Le skieur stylé: Pour Gaspard, skier à Val d’Isère est religieux. C’est son endroit préféré, après son
pied-à-terre à Saint-Trop’. Le quotidien y est simple : schuss jusqu’à la Folie Douce, puis afters au Coco,
pour enfin finir à la Doudoune. Sa soirée sera cependant gâchée : la table d’à côté a posé plus de
bouteilles de Dom Pé que lui. Il descendra la Face une seule fois, mais se plaindra quand même. Trop de
verglas.
Le skieur stylé… mais un peu moins stylé: « Non mais les gars, je vous promets qu’il y a de la neige à
Megève. » Tout ça pour finalement partir faire des journées ski à Crans-Montana. On l’excusera quand
même : le chalet familial est plutôt sympa pour y inviter les copains.
Le skieur galérien: Plans foireux, appart loué dans une station étudiante sans neige (Risoul). Ce skieur-là
peut vraiment ambiancer vos vacances grâce à son aptitude à toujours finir dans des galères. Attention :
dites-lui de payer son assurance ski. Il finira sûrement transporté en hélicoptère après une chute en
freestyle.
Le skieur sportif: La raclette, le bon air de la montagne et les marmottes. Pour le skieur de Chamonix, le
ski, c’est sacré. Premier à monter, dernier à partir, il skie comme un dieu et dévale les pistes dans la
poudreuse. Mais derrière son mépris affiché pour les skieurs de Val, se cache un léger FOMO : il finira
quand même au café de la Folie Douce. Version un peu moins stylée.
Le skieur… t’es sûr tu sais skier?: Ce skieur n’a rien compris au marquage social. Lui, il skie dans les
Pyrénées. Oui oui, il y a de la neige. Bon… rien de quoi impressionner Gaspard.
Le skieur d’Insta: En haut de la montagne Nagano, Paloma prend un selfie pour mettre en valeur ses
yeux bleus. Attention, c’est essentiel d’enlever son casque pour montrer ses beaux cheveux. Pour Paloma,
skier en France, c’est so 2016. Elle préfère faire 12 heures d’avion pour skier au Japon. C’est plus
authentique.
Enfin bref, peu importe où vous skiez, l’important reste que quelqu’un le sache.

Exclu: la story privée de Gasp
